Nos propositions
Chaque association du Réseau des Créfad organise des formations multiples et variées, et le Réseau en propose des complémentaires : de un à cinq ou six jours, orientés sur une thématique, l’acquisition de méthodes ou d’outils et par ce biais développer l’autonomie et les capacités des personnes.
Nous construisons aussi des formations sur mesure, adaptées aux besoins des personnes et des structures. N’hésitez pas à nous contacter en ce sens.
Nos prochaines formations

faire de la formation continue une oeuvre d’éducation populaire
Sept formations au choix et en parallèle, du 16 au 19 novembre 2026, dans un même lieu (domaine de Laurière à Villefranche de Rouergue), avec des temps et contenus communs à toutes les formations
=> Connaissance des institutions publiques et de leurs relations aux associations
Il s’agit de comprendre et se situer dans le paysage institutionnel français en tant qu’association. On peut alors moins craindre la complexité des relations institutionnelles et identifier des marges de manœuvre pour son association. Autant d’objectifs de cette formation s’appuyant aussi sur l’existant des pratiques tactiques et stratégiques des participant-es.
Des apports de connaissances, des situations concrètes, des études de cas pour mieux comprendre et se situer dans ces relations.
=> Lire, écrire, parler… sans prendre le pouvoir ?
Parce ce sont des gestes sociaux dont la langue est au cœur, lire, écrire, parler nous ne pouvons faire fi des rapports de domination qui s’exercent tant dans leurs transmissions que leurs pratiques. Les écrits sont partout, sur nos téléphones, dans la rue, dans nos étagères, dans notre sac, dans notre ordinateur… ils régissent beaucoup de nos interactions sans que l’on comprenne toujours ce qu’il s’y joue. Des injonctions au plaisir de lire, à l’excellence dans l’oralité, à l’écrit sans faute excluent à bas bruit des pratiques et relations sociales. La formation vise à se réapproprier le lire, l’écrire, parler dans leur diversité, ce qui engage à décloisonner le social, l’éducatif, le culturel, le politique. Il s’agira aussi de mettre en perspectives des actions multiples, où lire, écrire, parler deviennent des moyens d’émancipation, des terrains d’invention et d’expression.
Cette formation est à destination de personnes investies ou qui veulent s’investir dans des collectifs ou des associations d’éducation populaire, et qui confrontées à des idées, propos, méthodes ou actions fascistes ou racistes, souhaitent comprendre et expliquer les mécanismes qui les sous-tendent. A partir de partages de situations vécues et de dispositifs mis en place, il s’agira de croiser des éléments d’analyse, des apports théoriques et méthodologiques pour penser ensemble différentes modalités d’animation qui soutiennent l’esprit critique et la capacité à agir.
=> Questionner nos pratiques de l’entrainement mental, « s’entrainer, sans trainer »
L’entrainement mental est (trop) souvent réduit à se mettre à 4 autour d’une table pour traiter une situation concrète insatisfaisante en 3h, situation qui finalement n’arrive que peu souvent. Alors que les occasions et les supports pour pratiquer et s’entrainer sont multiples et quotidiens. Qu’est-ce qu’on attend par et pour s’entrainer ? S’entrainer sans trainer, sans attendre les circonstances idéales pour traiter collectivement des situations insatisfaisantes, et trouver des ressources à l’entrainement dans ce qui nous entoure. Diversifier les supports et les occasions de s’entrainer (seul-e, en collectif, etc.), en expérimentant des pratiques multiples, puiser dans les pratiques du vivant, du paysage, de l’observation, de la jonglerie, de la musique. Construire son programme d’entrainement, et des exercices à sa main. Et puis s’interroger sur ce que s’entrainer veut dire: commencer et recommencer, éprouver la répétition, préciser un geste, affiner son regard… Déceler les ressorts de l’entrainement et (peut-être) y trouver du plaisir, de la puissance, et aussi une capacité à entrainer d’autres autour de soi, à en parler, transmettre. Autrement dit, inscrire l’entrainement mental dans son quotidien, » en faire un style de vie » dixit B. Cacérès.
Pré-requis : avoir déjà suivi les stages d’entrainement mental découverte et appro.
=> Penser nos prises de paroles
Les nécessités de prise de paroles sont partout, tout le temps dans nos vies sociales, administratives, professionnelles, familiales… et prennent toutes formes. Elles sont façonnées par notre histoire personnelle, nos postures, nos habitudes, nos peurs, nos émotions, nos élans, nos pudeurs, notre caractère, notre environnement, notre culture… Interrogeons-les et améliorons-les : que comprendre des effets de nos attitudes ? Que faire de nos empêchements ? Comment s’ouvrir et s’exprimer ?
=> Penser nos actions éducatives dans un monde bousculé par l’IA
Cette formation permettra tout d’abord de comprendre comment l’intelligence artificielle fonctionne, repérer aussi là où ça dysfonctionne, d’en apprendre sur ses utilisations, ses impacts et d’envisager ensemble ce qu’on peut faire de tout ça (ou pas !), dans nos travaux administratifs, dans nos pratiques de formation (ce que cela change ou non dans le rapport aux stagiaires…), nos pratiques d’accompagnement, dans nos relations. Imaginer des espaces où ça se travaillerait « intelligemment » dans nos associations, nos territoires.
Et bien sûr nous expérimenterons des formes d’utilisation avec méthode.
=> Questionner les idéologies, se débrouiller du fascisme rampant et à venir avec l’entraînement mental
Cette formation est une proposition de s’emparer de l’entrainement mental pour analyser avec rigueur et acuité le fascisme qui vient -ou qui est déjà là- et s’appuyer sur cette culture méthodologique pour (tenter d’y) résister. Il s’agira de mettre au travail nos expériences, de regarder les affects qui nous traversent, de s’essayer à la distinction, d’identifier notre éthique et les morales à l’œuvre dans ce qui nous agite déjà, de se méfier des idéologies, de tenter de se repérer parmi les montagnes de ressources et de penser l’action dans cette complexité. L’entrainement mental pour affuter son esprit critique, s’entraîner à la lenteur, prendre de la hauteur, se regarder faire individuellement et collectivement et plonger dans les problèmes. Et s’appuyer sur une dynamique collective pour s’exercer.
Pré-requis : avoir déjà suivi un stage d’entrainement mental découverte
=> Comprendre le politique au regard de l’histoire des idées et des organisations
Permettre d’acquérir ou de mettre à jour des éléments qui relèvent de la culture générale: qu’est-ce que le politique, la politique, le peuple, la gauche et la droite, en quoi les idées et institutions politiques façonnent aujourd’hui très concrètement le contexte dans lequel baigne la vie associative, limitent et autorisent à agir?
Il s’agit donc à la fois d’ajuster nos stratégies mais aussi et surtout d’être en capacité de transmettre, éclairer, former. Tout autant que l’ensemble de la société, nombre de dirigeant-e-s associatifs et de formateur-ices, n’ont qu’une connaissance parcellaire de ces aspects et, in fine, n’ont aucune occasion de mettre au travail ces savoirs, comme si ces derniers n’étaient réservés qu’à une scène personnelle, voire intime ou strictement militante.er.
Chaque formation s’inscrit dans la formation professionnelle, portée par un organisme de formation membre du Réseau des Créfad, et est éligible à une prise en charge par les OPCO. Mais nous savons que ce droit est loin d’être acquis pour chacune et chacun. Ainsi, en cas de refus de la prise en charge, nous contacter pour que votre participation soit possible à un coût raisonnable. L’argent ne doit pas être un frein et il reste pour nous un moyen, jamais un but.
RENSEIGNEMENTS : contact(at)reseaucrefad.org
◊◊◊ Séminaire Itinérant des Acteurs et Entrepreneurs Sociaux
– vers le Diplôme en Hautes Études des Pratiques Sociales
Le Séminaire Itinérant des Acteurs et Entrepreneurs Sociaux propose à des personnes inscrites dans l’action éducative, sociale, associative, militante, coopérative… de réaliser un travail de recherche-action à partir d’une question ancrée dans leurs pratiques. Cette formation en alternance offre un panorama des sciences sociales sur trois ans, grâce à la rencontre avec des intervenant·es varié·es, un espace de travail coopératif entre les étudiant·es, un accompagnement permanent par des formateur·ices d’adultes et une itinérance (les sessions se tiennent dans des lieux différents, en France et à l’étranger). Il vise à terme la présentation d’un mémoire en vue de la validation d’un DHEPS (diplôme en hautes études des pratiques sociales).
Cette formation fait l’objet d’une demande d’inscription au répertoire spécifique des certifications et habilitations pour la certification Les « agirs » professionnels du responsable facilitateur de projets de transformation et d’innovation sociale.
La prochaine promotion va démarrer en octobre 2025
Vous trouverez ci-dessous le dossier d’inscription et la plaquette de présentation.
Renseignements et inscription : contact@reseaucrefad.org
Une partie des mémoires et fiches de lecture réalisés par les étudiant·es en DHEPS est consultable dans notre bibliothèque.
Nos références
Le Réseau des Créfad est un organisme de formation enregistré auprès de l’Etat (sous le n°83630436963) et engagé dans une démarche de certification de qualité (Certifié Qualiopi depuis 2021).
En 2023, nous avons réalisé 17 formations courtes (entre un et six jours) et une formation longue (le SIAES-DHEPS), soit au total 132 personnes pour un total de 681h.
Les participant·e·s à nos formations ont affecté la note de satisfaction de 94,2/100 à celles ci (moyenne effectuée à partir des questionnaires post-formation récoltés en 2023).
Les thématiques étaient les suivantes :
- La méthode de l’arpentage (Bourg en Bresse et Bagnolet),
- Créer et administrer un site internet avec WordPress (Clermont-Ferrand),
- Penser et agir dans la complexité – entraînement mental (Nevers et Gaillac),
- Créer un café ou une cantine associatif (Nadaillat),
- Comptabilité et gestion des clés et cantine associatifs (Nadaillat),
- Cuisiner végétarien et ensemble (Nadaillat), Être animateur de réseaux (Grenoble),
- Théâtre de l’opprimé – situations d’oppression dans notre rapport aux savoirs (Forcalquier),
- Lecture et Écriture, face cachée dans nos pratiques sociales et professionnelles (Prissé),
- Pour une appropriation plus collective des outils de la comptabilité et de la gestion (Sète),
- S’appuyer sur la recherche en sciences sociales pour améliorer l’accompagnement des jeunes (St-Etienne),
- Interculturalié, multilinguisme et droits culturels (Blanlhac),
- Faire éclore et durer des tiers-lieux à but non lucratif (Toucy).
Documents complémentaires
Comment participer
Comment s’inscrire ?
Le moyen le plus efficace est le courriel reseaudescrefad@gmail.com. Nous vous enverrons les documents complémentaires et, si besoin, programmerons un entretien au téléphone ou en visio. Lors de celui-ci, nous envisagerons ensemble si la formation qui vous intéresse est bien adaptée à vos attentes et votre situation, et envisagerons les conditions matérielles permettant votre participation. Parce que nous sommes tous·tes différent·es et que nous avons des besoins spécifiques, pour que le handicap ne soit pas un frein à la formation, le Réseau des Créfad tente de s’adapter aux réalités de chacun·e. Contactez-nous pour que nous construisions ensemble la formation qui vous convient au mieux.
Combien ça coûte?
Nos actions s’adressent à des adultes et s’inscrivent dans le cadre de la formation professionnelle continue des adultes et jeunes adultes. Elles sont éligibles au titre de la formation professionnelle continue, de la formation de bénévoles ou de la formation d’élus.
Il s’agit pour nous de faire prendre en charge les coûts liés à la formation par les organismes paritaires, les pouvoirs publics et les structures employeuses et non par les seuls individus, de tendre vers l’égalité et la mutualisation. Des principes simples et de bon sens. C’est aussi dans ce sens que nous tentons de trouver des solutions pour toute personne motivée pour se former mais sans forcément les moyens financiers pour le faire.
Nous nous battons pour que la formation des adultes s’inscrive dans l’éducation populaire au service de l’émancipation de chacun·e et non dans un marché de la formation assujetti au service des emplois, voire des structures employeuses ou encore de statistiques. La prise en charge est un moyen au service du projet pédagogique et non une fin en soi.
Nous sommes conscient·es que l’accès à une prise en charge est inégal, aléatoire, parfois complexe et même parfois injuste : nous faisons de notre mieux pour que la formation soit accessible à tous·tes et nous tentons de trouver des marges de manœuvre pour nous adapter aux situations particulières : participation à titre personnel très réduite, prix libre, troc… Nous essayons d’inventer les solutions avec les personnes pour qui l’accès à une prise en charge correcte n’est pas possible.
En conséquence pratique, il faut entrer en contact avec l’association et discuter des conditions de participation acceptables pour les deux parties, partant du principe qu’on trouvera toujours une manière de faire, ensemble.
Enfin, en tant qu’associations, nous sommes fier·es d’être à but non lucratif et d’utiliser les recettes pour rémunérer le travail des formateur·ices et les frais de fonctionnement des associations, et non de créer des dividendes pour des actionnaires. Concrètement, les éventuels bénéfices (car les associations ont le droit de faire des bénéfices !) sont l’occasion de permettre des tarifs réduits, de former les formateur·ices, de renouveler les ressources documentaires, de créer et d’expérimenter de nouvelles formations… La formation des adultes n’est pas un luxe mais une nécessité. A bon entendeur !

